Gisement de charbon de la bordure sud du bassin permo-carbonifère de Blanzy
Concession "Mines de Saint-Bérain"
Saint-Bérain-sur-Dheune - Saint-Léger-sur-Dheune - Charrecey

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Par Daniel Sotty, d'après les renseignements extraits de la documentation de Monsieur Margot,  le travail du Groupe de recherche dirigé par le Colonel Paillard à Saint Léger sur Dheune en 1979 et les documents fournis par Yves Paquette ... ingénieur géologue ... Géotechnicien ... Chargé de Mission après des Charbonnages du Centre midi.
Espérons que cette chronologie sommaire provoquera des vocations et incitera un chercheur historien amateur ou institutionnel à s'intéresser à la fabuleuse histoire de la vallée de la Dheune ... nous avions seulement commencé en 1979 et rien n'a été publié et suivi ... c'est dommage !























Avant 1779

Extractions sporadiques et en surface aux points d'affleurements de la houille .... notamment aux endroits repris par l'Union Minière en 1944

1779

Louis Bernard Guyton de Morveau obtient une concession et procède aux premières exploitations en tête de couche

18 Avril 1780

Louis Bernard Guyton de Morveau est autorisé à créer deux verreries (une de verre blanc et une de verre noire) à Saint Bérain sur Dheune ... sous réserve d'employer exclusivement du "charbon de terre" ... (en 1979 ... nous avions retrouvé un parchemin indiquant cette expression et j'ignore actuellement où il se trouve)

22 Octobre 1782

Louis Bernard Guyton de Morveau est autorisé à exploiter pendant 25 années la concession officiellement nommée ... "Mines de Saint Bérain". Elle était délimitée par les clochers de Saint Firmin, Couches, Dezize, Chagny, Chalon, La Chapelle de Villars, Saint Julien sur Dheune et Saint Firmin ( plan à retrouver)

7 mai 1785

Lettre de ratification par Louis Bernard Guyton de Morveau, Conseiller du Roi, Avocat Général Honoraire au Parlement de Bourgogne, demeurant à Dijon ...... à Alexandre François Henri de Maistre, Baron de Rochemont, Chevalier et Seigneur de la Motte sur Dheune, La Platrière et autres lieux, ancien officier de cavalerie, membre de la Noblesse des Etats de Bourgogne, demeurant à Dijon, .....
..... d'une pièce de terre d'environ 26 journeaux lieudit : Au Bois Jean Borde, plus 6 sortures de pré au même lieu et enfin la lisière d'un bois taillis, le tout dépendant de la Seigneurie de La Platrière, paroisse de Saint Bérain Sur Dheune, moyennant la somme de 2800 livres.

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1793

Première mise en eau du Canal du Centre ... qui aura un effet considérable pour l'économie et le commerce de Saint Léger sur Dheune et Saint Bérain sur Dheune. Les exploitations de gypse et de charbon se développent.

13 Ventose An V
(3 mars 1797)

La concession accordée en 1782 à Louis Bernard Guyton de Morveau est ramenée à 120 km² (maximum autorisé par la nouvelle loi). Elle est délimitée par les clochers de St Firmin, St Pierre de Varennes, St Marc de Vaux, Ste Hélène, La chapelle de Villars et St Firmin.

22 janvier 1808

Renouvellement pour 50 ans de la concession

1822

Le charbon de Saint Bérain soutient la concurrence ... à Lyon, avec les charbons de Saint Etienne et de Rive de Gier.

1827

Les mines de Saint Bérain deviennent la propriété de Messieurs Clerget, Gaulot et Gagon . Prix d'achat : 110000 francs

1832

L'âge d'Or économique de la région de Saint Léger sur Dheune et de Saint Bérain sur Dheune. - Les carrières de gypse situées sur les communes de Saint Léger et Charrecey employaient 140 ouvriers et " 75 chevaux" (document officiel) .La production annuelle était de 16720 mètres cubes, qui étaient livrées au commerce dans les proportions suivantes : 8560 mètres cubes de plâtre à fumer (soit 146000) sacs et 58000 sacs de plâtre à bâtir (le sac pesant environ 90 kg). Le plâtre à bâtir se vendait 25 c. le sac et le plâtre à fumer 60 à 75 c. Le mètre cube de gypse valait de 14 à 16 fr. et pèsait 2750 kilogrammes ... il donnait 25 sacs de plâtre. Ces produits étaient expédiés par le Canal du Centre jusqu'à la Loire et par la Saône jusqu'à Gray et Lyon.
- Le minerai de fer entre Couches et Saint léger sur Dheune était exploité par la Compagnie Anonyme du Creusot très artisanalement. Les mineurs se réunissaient par groupe de trois ou quatre et foraient un puits d'environ 10 mètres de profondeur, ils creusaient quelques petites galeries au fond et ils abandonnaient leur chantier avant qu'il soit trop étendu et que les eaux arrivent. Il faut bien reconnaître que le minerai d'origine oolithique au-dessous du calcaire à gryphées était peu riche





- Les carrières de Bel-Air à Charrecey fournissaient de la pierre de taille de couleur noire, mélangée de parties coquillières blanches. Elle était susceptible d'un beau poli.
- Les verreries étaient très actives avec des produits d'excellente qualité. La fabrication mensuelle s'élevait à 10800 bouteilles. Cette production nécessitait 2100 hectolitres de houille de Blanzy, 860 fagots, 330 hectolitres de sable calcaire, 250 hectolitres de sable siliceux, 42 quintaux métriques de soude de varée (41 frs les 100 kg.) et 21 quintaux métriques de cendres de tabac (8 frs les 10 kg.) Les produits finis s'expédiaient par le Canal du Centre vers Chalon et Digoin, ils se vendaient de 12 à 18 frs les 100 bouteilles.
- L'exploitation du charbon se faisait sur deux couches situées à 30 - 40 mètres de profondeur et ayant 3 ou 4 mètres d'épaisseur. La production annuelle ne dépassait pas 50000 quintaux métriques représentant 47500 frs à raison de 95 cent rendus sur les bords du Canal du Centre. 32 ouvriers étaient employés à l'extraction ... et le charbon extrait était maigre, donnant peu de flamme et servaient surtout pour la cuisson du plâtre et de la chaux. Un grand projet de creusement d'une galerie de 500 mètres de long et atteignant directement le bord du Canal du Centre était en cours de réalisation, cela permettrait une bien meilleure rentabilité.

1835

Les mines de Saint Bérain deviennent la propriété de Monsieur David Blum, déjà propriétaire de mines d'Epinac. prix d'achat : 800000 francs.

24 juillet 1837

Dans les colonnes du journal Le Patriote, on lit "les belles mines de houille de Saint Bérain / Saint Léger, assise sur le Canal du centre, viennent d'être acquises au prix de 3 millions et demi par une compagnie de riches capitalistes ..." ( fausse information)

1837

Plusieurs éboulements importants se produisent par suite de l'affouillement des eaux et d'un boisage insuffisant. Aux dires de certains experts, ces éboulements se sont produis alors que l'on atteignait enfin des couches donnant du "bon charbon"
- La verrerie de Lamotte-St Bérain, administrée par les propriétaires des mines de Blanzy utilise le charbon de Saint Bérain de préférence à celui de Blanzy. Il permettrait de gagner 3 à 4 heures pour chaque fonte.

1837 - 1838

Bataille d'expert au sujet de la qualité du charbon et la rentabilité des mines de Saint Bérain. Cette bataille aura pour conséquence d'accentuer la dépréciation du charbon de Saint Bérain

8 Août 1839

Mr Harmet, directeur des mines de Blanzy établit un rapport estimatif des installations des mines de Saint Bérain. Il émet l'avis que le prix d'achat de ces installations ne devrait pas dépasser 5 à 600000 francs.

9 Septembre 1839

Du rapport de fonctionnement soumis à l'assemblée des actionnaires on peut extraire les renseignements suivants :
- Les analyses de charbon faites à des laboratoires parisiens montrent que le charbon de Saint Bérain est inférieur en qualité à celui de Montceau (première apparition du nom Montceau)
- les puits exploités sont : le puits des Quatre-Bras, le puits Cleemann, le puits Saint Charles, les puits Jumeaux et le puits de la Vigne.
- La production atteint 2000 hectolitres par jour

18 Avril 1844

Un jugement du tribunal de la Seine prononce :
- la dissolution et la liquidation de la société en commandite des mines de Saint Bérain
- L'adjudication des biens à la société des mines de Blanzy pour la somme de 293050 francs

3 Novembre 1857

La Préfecture de Saône et Loire autorise le forage d'un nouveau puits dit " Puits de Saint Léger"

1871 - 1872

Extrait du rapport annuel des mines de Saint bérain
Production :
- puits de Saint Léger ..... 119753 hectolitres
- puits Notre Dame ......... 14204 ...
- Puits du Parc ............... 113589 ...
soit un total de 247576 hectolitres et la prévision d'extraction pour l'année suivantes est de 350000.

1900

Fermeture des mines de Saint Bérain
depuis 1838 .... production de 330000 tonnes dans 20 puits différents

Pendant les deux guerres

L'extraction de charbon reprendra pour répondre à la demande
Elle se fera principalement à partir de galeries partant de la surface au niveau des anciens affleurements exploités 150 ans plus tôt ... le travail sera pénible et particulièrement dangereux rendant les accidents fréquents .... éboulements ... inondations
En 1944 sera créé l'Union Minière de Saint Bérain qui ne tiendra que quelques mois


Enfin, il faut savoir qu'il est encore possible en 2010 de voir certains puits non encore remblayés (simplement sécurisés par une mini dalle) et aussi trouver des fossiles houillers dans les remblais remontés du Puits Saint-Léger - Personnellement, j'ai constaté que la flore était assez semblable à celle trouvée dans les couches supérieures de Montceau (Odontoptéris Minor-Zeilleri en majorité).


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