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Avant 1779
1779
18 avril 1780
22 Octobre 1782
7 mai 1785
1793
13 Ventose An V
(1797)
22 janvier 1808
1822
1827
1832
1835
24 juillet 1837
1837
1837-1838
8 août 1839
9 septembre 1839
18 avril 1844
3 novembre 1857
1871-1872
1900
Pendant les deux guerres
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Extractions sporadiques et en surface aux points d'affleurements de
la houille .... notamment aux endroits repris par l'Union Minière en
1944
Louis Bernard Guyton de Morveau obtient une concession et procède
aux premières exploitations en tête de couche
Louis Bernard Guyton de Morveau est autorisé à créer deux verreries
(une de verre blanc et une de verre noire) à Saint Bérain sur
Dheune ... sous réserve d'employer exclusivement du "charbon de
terre" ... (en 1979 ... nous avions
retrouvé un parchemin indiquant cette expression et j'ignore
actuellement où il se trouve)
Louis Bernard Guyton de Morveau est autorisé à exploiter
pendant 25 années la concession officiellement nommée ...
"Mines de Saint Bérain".
Elle était délimitée par les clochers de Saint Firmin, Couches,
Dezize, Chagny, Chalon, La Chapelle de Villars, Saint Julien sur Dheune
et Saint Firmin ( plan à retrouver)
Lettre de ratification par Louis Bernard Guyton de Morveau,
Conseiller du Roi, Avocat Général Honoraire au Parlement de
Bourgogne, demeurant à Dijon ...... à Alexandre François Henri de
Maistre, Baron de Rochemont, Chevalier et Seigneur de la Motte sur
Dheune, La Platrière et autres lieux, ancien officier de cavalerie,
membre de la Noblesse des Etats de Bourgogne, demeurant à Dijon,
.....
..... d'une pièce de terre d'environ 26 journeaux lieudit : Au Bois
Jean Borde, plus 6 sortures de pré au même lieu et enfin la lisière
d'un bois taillis, le tout dépendant de la Seigneurie de La
Platrière, paroisse de Saint Bérain Sur Dheune, moyennant la somme
de 2800 livres.
Première mise en eau du Canal du Centre ... qui aura un effet
considérable pour l'économie et le commerce de Saint Léger sur
Dheune et Saint Bérain sur Dheune. Les exploitations de gypse et de
charbon se développent.
La concession accordée en 1782 à Louis Bernard Guyton de Morveau est
ramenée à 120 km² (maximum autorisé par la nouvelle loi). Elle est
délimitée par les clochers de St Firmin, St Pierre de Varennes, St
Marc de Vaux, Ste Hélène, La chapelle de Villars et St Firmin.
Renouvellement pour 50 ans de la concession
Le charbon de Saint Bérain soutient la concurrence ... à Lyon, avec
les charbons de Saint Etienne et de Rive de Gier.
Les mines de Saint Bérain deviennent la propriété de Messieurs
Clerget, Gaulot et Gagon . Prix d'achat : 110000 francs
L'âge d'Or économique de la région de Saint Léger sur Dheune et de
Saint Bérain sur Dheune.
- Les carrières de gypse situées sur les communes de Saint Léger et
Charrecey employaient 140 ouvriers et " 75 chevaux"
(document officiel) .La
production annuelle était de 16720 mètres cubes, qui étaient livrées au
commerce dans les proportions suivantes : 8560 mètres cubes de
plâtre à fumer (soit 146000) sacs et 58000 sacs de plâtre à bâtir
(le sac pesant environ 90 kg). Le plâtre à bâtir se vendait 25 c. le
sac et le plâtre à fumer 60 à 75 c. Le mètre cube de gypse valait de
14 à 16 fr. et pèsait 2750 kilogrammes ... il donnait 25 sacs de
plâtre. Ces produits étaient expédiés par le Canal du Centre jusqu'à la Loire
et par la Saône jusqu'à Gray et Lyon.
- Le minerai de fer entre Couches et Saint léger sur Dheune était
exploité par la Compagnie Anonyme du Creusot très artisanalement.
Les mineurs se réunissaient par groupe de trois ou quatre et
foraient
un puits d'environ 10 mètres de profondeur, ils creusaient quelques
petites galeries au fond et ils abandonnaient leur chantier avant qu'il
soit trop étendu et que les eaux arrivent. Il faut bien reconnaître
que le minerai d'origine oolithique au-dessous du calcaire à
gryphées était peu riche
- Les carrières de Bel-Air à Charrecey fournissaient de la pierre de
taille de couleur noire, mélangée de parties coquillières blanches.
Elle était susceptible d'un beau poli.
- Les verreries étaient très actives avec des produits d'excellente
qualité. La fabrication mensuelle s'élevait à 10800 bouteilles.
Cette production nécessitait 2100 hectolitres de houille de Blanzy,
860 fagots, 330 hectolitres de sable calcaire, 250 hectolitres de
sable siliceux, 42 quintaux métriques de soude de varée (41 frs les
100 kg.) et 21 quintaux métriques de cendres de tabac (8 frs les 10
kg.) Les produits finis s'expédiaient par le Canal du Centre vers
Chalon et Digoin, ils se vendaient de 12 à 18 frs les 100
bouteilles.
- L'exploitation du charbon se faisait sur deux couches situées à 30
- 40 mètres de profondeur et ayant 3 ou 4 mètres d'épaisseur.
La production annuelle ne dépassait pas 50000 quintaux métriques
représentant 47500 frs à raison de 95 cent rendus sur les bords du
Canal du Centre. 32 ouvriers étaient employés à l'extraction ... et
le charbon extrait était maigre, donnant peu de flamme et servaient
surtout pour la cuisson du plâtre et de la chaux. Un grand projet de
creusement d'une galerie de 500 mètres de long et atteignant
directement le bord du Canal du Centre était en cours de
réalisation, cela permettrait une bien meilleure rentabilité.
Les mines de Saint Bérain deviennent la propriété de Monsieur David
Blum, déjà propriétaire de mines d'Epinac. prix d'achat : 800000
francs.
Dans les colonnes du journal Le Patriote, on lit "les belles mines
de houille de Saint Bérain / Saint Léger, assise sur le Canal du
centre, viennent d'être acquises au prix de 3 millions et demi par
une compagnie de riches capitalistes ..." (
fausse information)
- Plusieurs éboulements importants se produisent par suite de
l'affouillement des eaux et d'un boisage insuffisant. Aux dires de
certains experts, ces éboulements se sont produis alors que l'on
atteignait enfin des couches donnant du "bon charbon"
- La verrerie de Lamotte-St Bérain, administrée par les
propriétaires des mines de Blanzy utilise le charbon de Saint Bérain
de préférence à celui de Blanzy. Il permettrait de gagner 3 à 4
heures pour chaque fonte.
Bataille d'expert au sujet de la qualité du charbon et la
rentabilité des mines de Saint Bérain. Cette bataille aura pour
conséquence d'accentuer la dépréciation du charbon de Saint Bérain
Mr Harmet, directeur des mines de Blanzy établit un rapport
estimatif des installations des mines de Saint Bérain. Il émet
l'avis que le prix d'achat de ces installations ne devrait pas
dépasser 5 à 600000 francs.
Du rapport de fonctionnement soumis à l'assemblée des actionnaires
on peut extraire les renseignements suivants :
- Les analyses de charbon faites à des laboratoires parisiens
montrent que le charbon de Saint Bérain est inférieur en qualité à
celui de Montceau (première apparition du nom Montceau)
- les puits exploités sont : le puits des Quatre-Bras, le puits
Cleemann, le puits Saint Charles, les puits Jumeaux et le puits de
la Vigne.
- La production atteint 2000 hectolitres par jour
Un jugement du tribunal de la Seine prononce :
- la dissolution et la liquidation de la société en commandite des
mines de Saint Bérain
- L'adjudication des biens à la société des mines de Blanzy pour la
somme de 293050 francs
La Préfecture de Saône et Loire autorise le forage d'un nouveau
puits dit " Puits de Saint Léger"
Extrait du rapport annuel des mines de Saint bérain
Production : puits de Saint Léger ..... 119753 hectolitres
: puits Notre Dame ......... 14204 ...
: Puits du Parc ............... 113589 ...
soit un total de 247576 hectolitres et la prévision d'extraction
pour l'année suivantes est de 350000.
Fermeture des mines de Saint Bérain
depuis 1838 .... production de 330000 tonnes dans 20 puits
différents
L'extraction de charbon reprendra pour répondre à la demande
Elle se fera principalement à partir de galeries partant de la
surface au niveau des anciens affleurements exploités 150 ans plus
tôt ... le travail sera pénible et particulièrement dangereux
rendant les accidents fréquents .... éboulements ... inondations
En 1944 sera créé l'Union Minière de Saint Bérain qui ne tiendra que
quelques mois
On peut encore retrouver des fossiles houillers de Saint Bérain à
l'emplacement du puits Saint Léger
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